Accueil ACTUALITÉS Pollution aux particules fines : Attention, ne pas agir nuit gravement à la santé !

Pollution aux particules fines : Attention, ne pas agir nuit gravement à la santé !

Aujourd’hui mercredi 11 décembre, la procédure d’information de pollution aux particules fines a été déclenchée pour les 3 départements bas-normands et les prévisions de l’association AIRCOM indiquent que la procédure d’alerte pourrait être déclenchée dès demain.

En 2013, le Calvados a déjà subi 13 pics de pollution pour une durée cumulée de 25 jours. Notre agglomération est particulièrement touchée eu égard à son important trafic motorisé, la période la plus sensible étant sur les horaires d’arrivée et de sortie du travail.

En dehors de conseils adressés aux personnes les plus fragiles, aucune mesure spécifique n’est pour l’heure définie en cas de pic. Et pour cause, la demande de Caen la Mer d’un plan d’action concerté pour la qualité de l’air n’a pas à ce stade été retenue par l’État.

En octobre dernier, l’OMS classait la pollution de l’air extérieur comme cancérigène. En France, on estime qu’elle fait chaque année plus de morts que les accidents routiers ; le coût de l’inaction serait compris entre 20 et 30 milliards d’euros selon le Commissariat général au développement durable.

Outre le cancer, une exposition aux particules peut entraîner de l’asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardio-vasculaires.

C’est désormais la responsabilité qui doit l’emporter.

Hasard du calendrier, une étude publiée ce lundi 9 décembre dans la revue scientifique The Lancet et financée par l’Union Européenne révèle que cette pollution aurait des conséquences sur la santé même lorsque les concentrations ne dépassent pas les normes dictées par l’Europe. L’inquiétude porte notamment sur les particules les plus fines.

La protection de l’air n’est pas une lubie des écologistes mais constitue bel et bien une urgence sanitaire.
De ce point de vue, aucun pic de pollution ne saurait être considéré comme anodin. Localement, Il est donc essentiel que l’État s’engage à mettre en œuvre des mesures d’urgence dès les prochains jours et ce par arrêté préfectoral. A moyen terme, je ne peux que renouveler la demande des écologistes pour la définition d’un plan de protection pour l’air visant à la fois à restaurer de façon durable la qualité de l’air mais aussi à définir de façon concertée les mesures concrètes à prendre en cas de pic de pollution.

Car les solutions existent. Nous proposons une réorganisation de la circulation des voitures et des poids lourds visant notamment à réduire le trafic et à abaisser les vitesses ; nous proposons également d’instaurer la gratuité des transports en commun pour les jours où la qualité de l’air est particulièrement dégradée et ce afin d’inciter le plus grand nombre de personnes à ne pas recourir à la voiture particulière.

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