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Financement de nouvelles routes : halte au gaspillage d’argent public !

En lisant la programmation pluriannuelle des investissements 2016-2020 proposée par le Maire-Président Joël Bruneau lors du Conseil communautaire de Caen la mer du 25 février dernier, on ne sera pas étonné de découvrir que la première priorité de la majorité de droite est de sacrifier un certain nombre d'investissements au financement de nouvelles routes.

Ce sont ainsi plus de 30 millions d'euros qui doivent, selon le vocable en vigueur, permettre « d'élargir », de « désenclaver » ou encore « d'irriguer » notre territoire. La justification de ces choix budgétaires semble être la croyance dans un lien direct entre la route et le développement économique. Si cela a pu être vrai, notamment dans des territoires enclavés, ce postulat relève désormais de l'illusion dans une agglomération comme la nôtre. La richesse et le nombre d'emplois d'un territoire ne sont pas liés aux kilomètres de routes construites, et parfois à l'inverse, la route déménage plus le territoire qu'elle ne l'aménage !

Toujours plus de routes pour plus de circulation, de nuisances et de pollution, voilà le vrai projet de cette majorité. À côté de cela, le soutien aux 35 communes de l'agglomération pour financer les pistes cyclables est presque inexistant : 280 000 euros prévus pour 5 ans, soit 0,5 % du budget dédié infrastructures !

Ces choix sont d'autant plus irresponsables que notre agglomération dispose d'un réseau routier déjà très important dont les conséquences sont connues : un territoire parmi les plus étalés de France, une sur-motorisation des ménages et une explosion continue des zones commerciales en périphérie. De plus, nous connaissons tous les effets néfastes du tout automobile : émissions de gaz à effet de serre, pollutions, bruit, coût, accidents, etc.

Rappelons qu'une des premières mesures de Joël Bruneau fut, en ce début de mandat, de supprimer le projet de ligne de 2 de tramway fer - que nous soutenions - en déclarant que l'agglomération n'en avait pas les moyens. Mais quand on additionnera le coût du projet de rénovation de la ligne 1 de tramway (qu'il soutient désormais après l'avoir critiqué) et le coût des nouvelles routes dont il annonce le financement, on pourra constater que l'argument financier n'était qu'un prétexte pour mieux sacrifier la mobilité durable.

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