
Bienvenue sur mon humble blog, je suis militant écologiste depuis plusieurs années. Je participe régulièrement à des actions et des campagnes de sensibilisation dans le cadre d’une association sur Caen. Mon engagement pour l’écologie occupe une grosse partie de mon emploi du temps mais j’essaie de prendre le temps d’alimenter régulièrement mon blog et de documenter nos actions pour faire avancer les choses.

Je traite régulièrement des pratiques dans l’immobilier parce que j’ai travaillé longtemps dans le milieu et j’ai pris conscience que ce secteur a besoin de réformes.
Norme RE2025 : Que vaut-elle vraiment ?
Après la RE2020, voici la RE2025 qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2025. Elle correspond au premier palier de renforcement des exigences carbone de la réglementation environnementale RE2020, applicable aux logements neufs depuis le 1er janvier 2022.
Par RE, il faut comprendre la réglementation environnementale, qui s’applique aux nouvelles constructions concernées par les textes en vigueur. Parmi les nouveautés, on notera le renforcement des seuils d’émissions de gaz à effet de serre liés aux matériaux de construction, aux équipements et aux chantiers. La RE2025 encourage également le développement des bâtiments à énergie positive (BEPOS), sans imposer à toutes les constructions neuves de produire leur propre énergie.
En 2026, les exigences du palier RE2025 restent en vigueur. Deux nouveaux décrets ont également fait évoluer la réglementation : le décret n° 2026-16 du 15 janvier 2026, qui étend son application à de nouvelles catégories de bâtiments, et le décret n° 2026-200 du 18 mars 2026, qui ajuste certaines modalités de calcul. Les prochains renforcements des seuils carbone sont programmés pour 2028 et 2031.

Les enjeux environnementaux de la RE2025
Sujet pourtant essentiel, les préoccupations écologiques et environnementales en France sont véritablement apparues dans les années 70, avec le premier choc pétrolier. À partir de cette date, les Gouvernements successifs ont mis en place des règlementations thermiques pour les constructions neuves. Les RT1974, puis RT1982, RT1988, RT2000, RT2005, RT2012 et plus récemment, RE2020 et son palier RE2025. Ces réglementations environnementales ont chacune fixé un plafond de consommation énergétique des bâtiments, concernant le chauffage, la climatisation, l’électricité et la production d’eau chaude. Les critères et les exigences se sont renforcés au fil des ans pour répondre aux enjeux climatiques.
La RE2025 va plus loin que les anciennes réglementations thermiques en renforçant les exigences relatives à l’empreinte carbone des constructions. Elle tient compte des émissions générées pendant la fabrication des matériaux, leur transport, leur mise en œuvre et leur fin de vie, grâce à une analyse du cycle de vie (ACV) réalisée sur une période conventionnelle de 50 ans.
Chaque nouvelle réglementation thermique donne le cap au secteur de l’immobilier neuf pour les années à venir et dessine les logements de demain, avec une dimension non plus seulement économique mais également écologique et environnementale.
RE2025 : produire des bâtiments performants pour protéger l’environnement
Selon les Chiffres clés de l’énergie, édition 2026, publiés par le Service des données et études statistiques (SDES), les secteurs résidentiel et tertiaire ont consommé respectivement 456 et 233 TWh d’énergie finale en 2025, après correction des variations climatiques, soit 689 TWh au total. D’après le bilan environnemental du logement et de la construction publié par le SDES en mars 2026, l’utilisation des bâtiments résidentiels et tertiaires a généré 57,1 millions de tonnes équivalent CO₂ en 2024, dont 35,5 millions pour le seul secteur résidentiel. Ces émissions directes ne comprennent pas celles liées à la production des matériaux, comptabilisées dans d’autres secteurs.
Si la rénovation énergétique des bâtiments anciens et la lutte contre les passoires thermiques constituent un combat qui doit donc être mené de manière incontestable, veiller à construire des bâtiments responsables et performants est une nécessité.
Certains pourront se féliciter des avancées permises par la RE2020, mais les nouvelles exigences de la RE2025 montrent que la réduction des émissions liées à la construction constitue également une priorité. Le renforcement des seuils encourage l’utilisation de matériaux durables et moins carbonés (bois, chanvre, paille, isolants naturels, béton bas carbone…), ainsi que le réemploi et le recyclage des matériaux lorsque ces solutions sont adaptées au projet.
Le béton n’est toutefois pas interdit par la RE2025. Les constructeurs doivent respecter un plafond global d’émissions, calculé en fonction des caractéristiques du bâtiment et des matériaux employés.
Adoption de la RE2025 : une avancée majeure pour les ménages et pour la France
Avec les précédentes réglementations thermiques, la part belle était faite aux bâtiments basse consommation (BBC). La RT2012 avait également constitué une petite révolution pour le marché de l’immobilier neuf en instaurant les premiers équipements à énergie renouvelable dans les bâtiments neufs. La RE2020 allait plus loin en introduisant des exigences relatives aux émissions de carbone et au confort d’été, renforcées avec le palier RE2025. Contrairement à une idée reçue, elle n’impose pas la construction systématique de bâtiments à énergie positive (BEPOS). Si la consommation d’énergie primaire des bâtiments était plafonnée à une valeur moyenne de référence de 50 kWh d’énergie primaire/m²/an sous la RT2012, modulée selon les caractéristiques des bâtiments, le seuil n’est pas fixé à zéro avec la RE2025. Les consommations maximales autorisées varient notamment selon l’usage, la surface, la localisation et les équipements du bâtiment.
Les innovations technologiques de la RE2025
La réglementation RE2025 encourage l’intégration de technologies innovantes pour renforcer l’efficacité énergétique des bâtiments neufs. Les systèmes de chauffage peu carbonés, notamment les pompes à chaleur et les réseaux de chaleur utilisant une part importante d’énergies renouvelables ou de récupération, constituent des solutions pour atteindre les performances recherchées.
Les maisons à énergie positive, équipées de panneaux solaires ou de micro-éoliennes, peuvent produire sur une année davantage d’énergie qu’elles n’en consomment, selon le périmètre de calcul retenu. Ces équipements ne sont toutefois pas systématiquement obligatoires pour respecter la RE2025.
La domotique avancée, quant à elle, permet une gestion optimisée des consommations (chauffage, éclairage, ventilation). Une bonne nouvelle pour les ménages qui vont pouvoir bénéficier de consommations énergétiques potentiellement réduites, directement sur leurs factures d’énergie.
Mais c’est également une avancée environnementale et écologique majeure qui va permettre à la France de réduire sa consommation d’énergies fossiles et les émissions de gaz à effet de serre liées aux bâtiments.
Ces équipements, de plus en plus répandus, offrent des économies durables potentielles tout en répondant aux exigences de performance énergétique fixées par la RE2025.
Quelles nouvelles normes européennes sont prévues pour 2028 et 2030 ?
La directive européenne (UE) 2024/1275 sur la performance énergétique des bâtiments, adoptée le 24 avril 2024, prévoit une nouvelle étape pour la construction neuve : le développement des bâtiments à émissions nulles.
Selon cette directive :
- À partir du 1er janvier 2028, les nouveaux bâtiments appartenant à des organismes publics devront respecter le standard du bâtiment à émissions nulles, sous réserve des exceptions réglementaires.
- À partir du 1er janvier 2030, cette exigence concernera l’ensemble des bâtiments neufs.
- Dès 2028, les bâtiments neufs de plus de 1 000 m² devront faire l’objet d’une évaluation du potentiel de réchauffement climatique sur l’ensemble de leur cycle de vie, selon les modalités prévues par la directive. Cette exigence sera étendue à tous les bâtiments neufs en 2030.
Un bâtiment à émissions nulles ne signifie pas nécessairement qu’il produit toute son énergie. Il doit présenter une très haute performance énergétique et ne pas générer d’émissions sur place provenant de la combustion de combustibles fossiles, dans les conditions définies par la réglementation européenne.
Ces nouvelles exigences compléteront les paliers RE2028 et RE2031 en France. Leur mise en œuvre opérationnelle dépendra des dispositions nationales de transposition.
Quel impact de la RE2025 sur les logements neufs à Caen ?
À Caen, dans le Calvados, comme dans l’ensemble de la France métropolitaine, les promoteurs immobiliers et constructeurs de logements neufs doivent respecter les exigences de la RE2025 pour les projets concernés.
Le climat océanique normand nécessite notamment une attention particulière à l’isolation thermique, à la gestion de l’humidité et aux consommations de chauffage. La réglementation impose également d’anticiper les épisodes de chaleur estivale, notamment à travers l’indicateur DH (degrés-heures d’inconfort).
Pour les futurs propriétaires caennais, l’enjeu est double : bénéficier de logements mieux isolés, moins énergivores et plus confortables, tout en maîtrisant le coût global de l’acquisition. Les constructeurs doivent, de leur côté, anticiper les nouvelles exigences carbone programmées pour 2028 et 2031.
La conformité à la RE2025 ne garantit toutefois pas un montant précis d’économies sur les factures : celles-ci dépendent également de la surface du logement, des équipements installés, des usages des occupants et de l’évolution des prix de l’énergie.